
Se fier à son corps…plus qu’à sa tête
On a souvent tendance à se fier à nos pensées, à notre raisonnement. A vouloir comprendre, analyser, anticiper.
On en oublie parfois qu’on a un corps. Jusqu’à ce qu’il se manifeste : maux de tête, douleurs abdominales, oppression dans la poitrine…
Et là on est surpris.
Une de mes clientes m’a raconté qu’elle s’était fait une entorse…et qu’elle avait continué à marcher dessus, en se répétant « même pas mal ».
Résultat : son entorse s’est aggravée.
Pourquoi on n’écoute pas ces signaux ?
On ne fait pas trop confiance à ces signaux faibles que notre corps nous envoie. Et comme on ne veut pas les entendre, on les ignore.
Mais imaginez la scène : vous êtes en train de discuter et votre enfant vous appelle pour vous montrer quelque chose. Vous faites semblant de ne pas entendre. Devinez la suite ! Il va appeler plus fort. Puis encore plus fort. Jusqu’à ce que vous le regardiez !
Le corps réagit de la même manière. Moins vous l’écoutez, plus il va chercher à se faire entendre.
La sophrologie et l’hypnose permettent justement cela : revenir à l’écoute de soi, reconnaître les signaux faibles, apprendre à leur refaire confiance, à écouter ce qu’il se passe en nous.
On connaît bien la puissance du mental, capable d’imaginer mille scnéarios : « je vais échouer », « je ne vais pas être à la hauteur », « on va me juger ». Un vrai petit Spielberg intérieur.
Et à force de cogiter, de broyer du noir… le corps suit. Tensions, fatigue, agitation.
Mais ce qu’on sait moins, c’est que le chemin fonctionne aussi dans l’autre sens.
Le corps influence aussi l’esprit
En passant par le corps — les sensations, la respiration, le système nerveux — on peut apaiser ce qui se passe dans la tête, et retrouver progressivement : plus de calme, plus de clarté, plus de recul !
Pourquoi se reposer ne suffit pas toujours
Certaines personnes me disent : “J’ai essayé de me reposer… mais ça n’a rien changé.” Parfois même, c’est l’inverse : c’est au moment où elles ralentissent qu’elles se sentent le plus mal.
Pourquoi ? Parce que leur niveau de stress fait tellement partie de leur quotidien qu’elles ne le ressentent même plus. Et quand le corps commence enfin à relâcher, la fatigue remonte, les tensions reviennent en force.
Apprendre à repérer les signaux plus tôt
Le corps ne cherche pas à nous freiner mais juste à nous informer de façon vraie, authentique. Apprendre à l’écouter, c’est se fier à cette boussole intérieure.
Et parfois, cela commence simplement par là : prendre un instant pour sentir ce qui se passe en soi.
Le cas de Laurent, ingénieur en aéronautique
Laurent est un jeune ingénieur passionné par son travail. Sa hiérarchie lui confie des dossiers de plus en plus sensibles et lui fait sentir très légitime jusqu’à lui confier un nouveau poste. Laurent ressent de plus en plus l’impact du stress dans sa journée : il a du mal à se concentrer, à parler, il se sent essoufflé et son sommeil est de mauvaise qualité.
Il se met la pression tout seul et prend conscience que cela impacte son propre équilibre.
L’accompagnement lui a permis de repérer très tôt les signaux d’alerte de son corps, souvent les mêmes : une tension générale, quelque chose qui se serre au niveau de la poitrine, une respiration un peu courte…il s’arrête un instant pour identifier ce qu’il se dit, souvent une injonction intérieure « il faut », « je dois ». Il démonte très vite cette pensée en la confrontant au réel, ce qui lui permet de prendre le recul nécessaire pour désamorcer le mécanisme du stress avant qu’il ne s’emballe.
C’est souvent ce que nous explorons en séance.

